| hommes | | | La terre est certainement un paradis, affaire de jardin ou d'île, d'arbre ou de désert. Des parcs et des archipels surgit l'enfer. Même en suivant le conseil du Bouddha : « Fais une île de toi-même », n'oublie pas de préciser si c'est pour y narrer tes périples, y redécouvrir des connaissances ou y chanter ton naufrage, au pied d'un arbre que tu devins. | | | | |
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| hommes | | | Des mythes de l'arbre, chez les hommes. Le figuier, l'arbre primordial des Mésopotamiens, l'arbre paradisiaque de la Genèse, l'arbre cosmique du Bouddha. Adonis issu de l'arbre à myrrhe. Le sycomore de la Dame des Pharaons. Le pêcher des Chinois en tant que le cinquième élément. Le mûrier maudit par Jésus. Le bouleau au seuil de Walhalla et chez les chamanes sibériens. | | | | |
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| hommes | | | La civilisation se grave en mémoire impassible, la culture façonne l'âme véhémente. « La culture, c'est ce qui demeure dans l'homme, lorsqu'il a tout oublié » - proverbe japonais. La culture, c'est la hauteur vibrante, tandis que la mémoire ne reflète que la profondeur. Dans la hauteur, surtout, on frissonne : « Ne cherche pas la hauteur du savoir, mais son frisson » - St-Paul, mais une fois le bon frisson trouvé, j'apprends, qu'il m'élève vers la hauteur. | | | | |
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| hommes | | | Pour s'élancer au doux ciel il faut être enveloppé d'obscurités amères ; mais la mièvre lumière des hommes les expose à l'insipide platitude ou les fixe dans la sèche profondeur, qu'ils prennent pour un puits de sagesse, où ils ruminent, doctes. Le Bouddha, au moins, inversait ce regard, pour sonder le firmament en y croisant le regard du Dieu de Maître Eckhart. | | | | |
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| hommes | | | Nous sommes le chant et non pas le calcul. Nous sommes ce qu'émet notre fond musical (et non pas ce que nous pensons - le Bouddha) ; c'est pourquoi nos rues sont pleines tantôt de tintamarre tantôt de silence - personne n'y a envie ni de chanter ni de danser. | | | | |
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| hommes | | | Le rôle subordonné du temps, chez les vrais sages, d'où des ressemblances apparentes de leurs images, pourtant purement spatiales ; c'est ainsi qu'on proclame Platon avant Tertullien - inventeur de la Sainte Trinité, et décèle, chez lui-même, des traits des brahmanes, des fakirs ou des mages. | | | | |
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| hommes | | | La pire des choses, qui attend l'Europe, c'est l'entente finale entre Américains et Chinois, entre un idéal minable et l'absence d'idéal, entre la triste incompréhension américaine, face à la culture européenne, et, ces temps derniers, la stupéfiante pénétration chinoise de l'opéra italien, de la dramaturgie russe, de la philosophie allemande, du roman français, pénétration mécanique. La détresse d'une ardeur vivante, dominée par une froide technique, c'est ce que nous allons vivre. | | | | |
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| hommes | | | L'Asie s'engouffrait par la fenêtre de mon isba natale ; l'Europe s'invitait sur les pages de mes livres ; depuis que je ne suis plus en Russie, deux continents s'ajoutèrent à mes cartes : en Allemagne je découvris l'Amérique et en France - l'Afrique. | | | | |
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| hommes | | | Défiée par l’Asie moutonnière, contaminée par l’Amérique robotique, l’Europe perd son essence, qui fut son âme ; cette âme en agonie, mais écœurée par ces deux monstres d’inculture, cette âme se mue en esprit calculateur. | | | | |
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| hommes | | | Seule la Méditerranée gréco-romaine tenait à la culture comme à une valeur suprême de son identité nationale ou impériale ; l’argent et le glaive avaient la même place chez les Germains et les Slaves. Ce que les Gréco-Romains appelèrent Grandes Invasions, les autres désignent par un terme neutre de Déplacement de Populations (Völkerwanderung). Le même phénomène se produit sous nos yeux ; il est vécu comme un drame identitaire en Méditerranée du Nord romane et comme une bénédiction économique dans l’Europe germanique. Les Slaves et les Grecs, ayant connu la férocité asiatique, se barricadent. | | | | |
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| proximité | | | C'est autour du vide que s'éploient les plus forts vocables : tentation, crainte, recherche (Maître Eckhart), chute (Cioran), rayonnement (le prince de Lumière). Je l'associe au travail, à la veille comme le beau silence opposé au sommeil, mais ami du rêve. Le vide est un silence élaboré, sur le point de recevoir le mot musical. La kénose des contraintes aboutissant à l'apothéose des buts. Le bavardage des autres ne serait-il pas le silence des mots ? « Si la musique fait défaut, il faut se taire »** - A.Blok - « Лучше молчать, если нет музыки » - la meilleure réplique à Wittgenstein. | | | | |
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| proximité | | | C'est par le chemin de l'immanence que l'Asiatique approche de Dieu, tandis que l'Européen l'attend sur les sentiers de la transcendance. La lumière versée vers l'intérieur, l'immobilité, l'exercice du regard ; ou vers l'extérieur, la création, l'exercice de l'esprit. De leur rencontre fortuite, hors des méridiens, naît l'ego poétique ou phénoménologique (l'immanence de la transcendance des Chinois ou « la transcendance - caractère d'être immanent, qui se constitue à l'intérieur de l'ego » - Husserl - « Transzendenz ist ein immanenter, innerhalb des ego sich konstituierender Seinscharakter »). | | | | |
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| proximité | | | Le bouddhisme, paraît-il, répugne aux triades : les quatre bons chemins, les cinq interdictions, les six vertus, les dix péchés et les dix-huit enfers ! Il reste la trinité : Vishnou, le Père, Dieu créateur ; Brahmâ, le Fils, Dieu conservateur, le Verbe ; Shiva, l'Esprit, Dieu destructeur. | | | | |
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| proximité | | | Piètre Dieu, ou piètre amour, chez les bouddhistes : « On ne peut connaître Dieu qu'en l'aimant » (et St-Paul n'en est pas loin non plus). Un dieu connu ou un amour du connu ne peuvent être qu'insignifiants. Il faut aimer pour renaître et non pas pour connaître. Mais si se connaître, c'est entendre l'appel de son soi inconnu, aimer, ce serait se munir d'une bonne ouïe. | | | | |
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| proximité | | | Les frontières verticales créent des fraternités et élèvent le regard ; les frontières horizontales sèment la haine et baissent notre vue. « Tu élèves le regard, et voilà que les frontières disparaissent » - proverbe japonais. Deux saines réactions : un vertige de liberté et un prurit d'intelligence, pour inventer de nouvelles, plus hautes frontières. | | | | |
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| proximité | | | Mon soi connu, c'est mon temps, mon corps, mes fraternités ; mais on ne s'approche de Dieu qu'en se détachant du temporel, du corporel, du multiple (Maître Eckhart) ; ce Dieu ressemblerait à Âtman védantique ou à mon soi inconnu. | | | | |
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| proximité | | | Le mûrissement en sagesses et en extases : le sacré se détache de Jérusalem et s'attache à Athènes. Où un dieu clame son existence, raisonne la routine du troupeau ; là, où le Dieu inexistant anime les esprits et élève les âmes, résonne la voix de l'homme, créateur et fraternel. | | | | |
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| proximité | | | La fraternité est la proximité des âmes sensibles. Et les âmes forment nos personnalités ; les âmes s’imposent des contraintes (comme, dans leurs domaines, les cœurs et les esprits) : en Europe, on se détache de la multitude, en Asie, - de son propre soi ; en Europe, on devient héros narcissique, en Asie – moine collectiviste. La liberté et l’égalité naissent de la fidélité à son soi et des sacrifices au nom d’une compassion pour les autres – seuls les Européens possèdent ces qualités. | | | | |
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| russie | | | Deux manières d'avancer, pour une civilisation : la conviction (l'Asie) ou la conciliation (l'Europe). La Russie, en se plaçant entre les deux - dans l'adhésion - se condamne à l'anémie. « Dans l'âme russe, ce qui est divin, c'est la résignation » - Conrad - « what's divine in the Russian soul - that's resignation ». | | | | |
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| russie | | | La vie prend son sens, pour l'Européen, dans des buts évidents ; pour l'Asiate - dans d'évidents moyens. Le Russe voit, derrière chaque but, d'impossibles moyens et, derrière chaque moyen, un but sans intérêt. | | | | |
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| russie | | | Le Russe est un individualiste portant le témoin du bien commun. Dans ce genre de course, l'Asiate redoute le départ, l'Européen - la déconvenue à l'arrivée, le Russe - la course elle-même. | | | | |
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| russie | | | L'âme russe n'a pas la trempe asiatique, ni ses pas - la prudence européenne. La première se grise d'innocentes libations ; les seconds s'embrouillent sans indicateurs érigés par la volonté défaillante. | | | | |
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| russie | | | Presque tout, dans ce monde, est de nos mains - dit l'Européen. Rien dans ce monde n'est résultat de mes actes - dit l'Asiatique. Je ne regarde dans ce monde que ce qui ne porte trace d'aucune main - dit le Russe. | | | | |
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| russie | | | Non, Staline n'était pas dans Lénine, ni Lénine dans Marx. Armés d'une belle idée, un satrape asiate, un tribun cosmopolite, un penseur européen se transforment fatalement en garde-chiourme féroce, face à la hideuse réalité des hommes - « la dégénérescence de la générosité en stalinisme » - Levinas. | | | | |
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| russie | | | Cernée par toutes les grandes civilisations du monde - l'Europe, le monde musulman, la Chine, le Japon, les USA - la Russie perdit toutes les batailles. L'Europe l'emporta en beauté, l'Islam en volonté, la Chine en dynamisme, le Japon en équilibre, les USA en puissance. Tout sera perdu, quand ses prime-ballerine, échéphiles, mathématiciens ou violonistes seront surclassés par quelques nouveaux tigres asiatiques ou latinos. Elle restera avec ce qui fut son origine - avec ses contes de fées. | | | | |
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| russie | | | Ce pays tire tout ce qu'il y a d'inhumain dans les esprits d'Asie et d'Europe, tandis que ce qu'il y a d'universel, chez ceux-ci, n'est apprécié que par ses marginaux. L'intransigeance et l'étroitesse asiatiques, la rapacité et la grisaille européennes. L'affectation européenne et le vide asiatique. | | | | |
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| russie | | | Qui se souvient encore des joutes russes avec la profondeur européenne libre, avec la tendresse asiatique raffinée ? Qui redécouvrira ce que personne n'avait : l'âme vaste et ouverte, sibylline aux Européens à comportement trop évident, intolérable aux Asiates cachottiers et impulsifs ? | | | | |
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| russie | | | Ici, les poètes furent niais et les grands esprits - secs. Le deuxième joug mongol ! Mais, alors, l'humiliation matérielle amena l'indigence spirituelle, tandis que, maintenant, l'humiliation spirituelle fut censée amener le bien-être matériel. « Une domination étrangère, féroce, avilissante, dont le pouvoir national a hérité l’esprit » - Tchaadaev. | | | | |
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| russie | | | La physionomie d'une tribu est dans le rapport entre ses facettes morale et spirituelle. D'un côté mûrissent les idéaux, de l'autre - les normes. Les Russes sont parmi les rares de ces tribus, où il n'y ait pas de gouffre entre les deux. Le déracinement asiatique ou le décentrement européen leur sont également familiers. Ils savent avancer, mais leur dévouement n'est guère obnubilé par la cadence des pas réglés. | | | | |
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| russie | | | L'Asiate se détache du visible, sans savoir s'attacher à l'invisible ; l'Européen s'attache au visible, sans savoir se détacher de l'invisible ; le Russe s'attache à l'invisible, sans savoir se détacher du visible. | | | | |
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| russie | | | Une révolution est faite du mot, du geste et de l'idée. Dans la Révolution bolchevique, le mot fut bien russe, le geste - asiatique, l'idée - européenne. Mais ces trois volets ne se rencontrent, harmonieusement, que chez un comptable ou chez un fanatique. Ce que le Russe ne sera jamais. | | | | |
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| russie | | | En Asie, on vénère son père ; en Europe, on l'assassine ; en Russie, on s'en désintéresse, en se prenant systématiquement pour bâtard. | | | | |
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| russie | | | Est-ce à la première personne que je choisis mon pronom préféré ? à la deuxième ou à la troisième ? Pour déterminer ma position ? ma posture ? ma pose ? - L'Européen s'installe dans le moi, l'Asiate se comporte par le lui, le Russe rêve du toi - la liberté, l'égalité, la fraternité - sujet, objet, projet. | | | | |
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| russie | | | En Russie, comme en Asie, ce qui est dynamique - en politique ou en économie - est hideux. En Europe, même le monachisme le plus contemplatif est des plus entreprenants. La résignation que je prône pour l'homme ne peut embellir peut-être que l'Asiate. | | | | |
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| russie | | | La sidérante médiocrité des libres plumes russes, au XXI-ème siècle ! L'oubli total du grand héritage : « Hier encore, la littérature russe, c'étaient des Pouchkine et Tolstoï, et maintenant, il ne restent que des 'maudits Mongols' » - Bounine - « В русской литературе ещё вчера были Пушкины, Толстые, а теперь почти одни 'проклятые монголы' » - bien qu'aujourd'hui ils soient plutôt Américains. « Le seul avenir de la littérature russe est son passé » - Zamiatine - « У русской литературы одно только будущее - её прошлое ». | | | | |
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| russie | | | L'Européen et l'Américain peuvent dire, qu'ils ont un ordre politico-économique qu'ils voulaient, ce que ne peuvent dire ni le Russe (où les voix sont trop violentes) ni l'Indien (où les voix sont trop vagues) ni le Chinois (où les voix sont trop apeurées). Les premiers ont l'air de connaître leur destin, les seconds l'ignorent. Les uns gagnent en programmation, d'autres en pérégrinations. Seule une machine peut connaître son destin. | | | | |
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| russie | | | Doute, comme Zweifel, viennent de la peur du nombre 2 (qu'on ressent bien dans redouter) ; nirvana (se débarrasser de deux au profit de l'Un) suit la même pusillanimité ; seul le russe сомнение (со-мнение - avis partagé réconcilie le moi avec l'autre. | | | | |
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| russie | | | L'Asiate finasse avec ses chinoiseries contraignantes : l'Européen devient prosaïquement transparent avec son pesage des buts : le Russe reste aveugle avec son obsession par les moyens. « L'instinct des barbares russes n'admet la réflexion que dans le choix des moyens et non dans l'examen du but » - de Staël. | | | | |
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| russie | | | À côté de la fourmi asiatique et du mouton européen, j'ai de la compassion pour la gazelle africaine (qui n'a besoin que des autres), de la cigale latino (qui se fiche des autres) et de la marmotte russe (qui roupille, pour ne pas subir les autres). | | | | |
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| russie | | | L'Histoire russe s'étend sur quatre continents ; pour certains, ses chapitres asiatique et américain restent sans Histoire du tout : « Jetons dehors la Sibérie ; nous n'avons rien à partager avec elle, car elle se trouve hors de l'Histoire » - Hegel - « Sibirien ist wegzuschneiden. Sie geht uns überhaupt nichts an, weil sie außerhalb der Geschichte liegt ». Ces paroles d'un misérable petit-bourgeois firent pleurer le grand Dostoïevsky dans son bagne sibérien, car, à ses yeux, elles signifiaient la mort du dieu européen, la mort d'une véritable liberté. Il est vrai, que dans mon bagne à moi, où Dostoïevsky se maria, aucun esprit absolu ne m'apparut, seules y apparaissaient des âmes. Mais ce n'est pas aux Hegel d'écrire l'Histoire des âmes. « La tenace raison d'être était tournée vers la Sibérie des Exilés, vers la Poésie, Exil et Terre de la Fierté de l'Homme » - Celan. | | | | |
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| russie | | | Pour une nation, incapable de gérer les libertés politiques, l'américanisation signifie africanisation. C'est ce qui se produit actuellement en Russie, où les modèles sociaux, économiques et civilisationnels américains règnent sans partage, malgré la rhétorique propagandiste hostile, tandis que la culture européenne disparaît à vue d’œil. Jadis, l'ombre d'une Asie grossière planait sur les destins russes ; aujourd'hui, c'est plutôt l'Afrique, humiliée et stérile, qui partage la misère de la civilisation russe. | | | | |
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| russie | | | L’arbitraire du pouvoir des forts et la servilité apeurée des faibles, tous les deux asiatiques par leurs origines et passant, facilement, de l’un à l’autre, - tel est la triste Histoire politique russe, et que résume bien le plus notoire des russophobes lord A.Tennyson : « Contrée sauvage, où le Pouvoir et la Peur se rencontrent aux sommets de la brutalité » - « A savage land where meet the coarse extremes of Power and Fear ». | | | | |
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| russie | | | L'Asie - contenu sans forme ni vie ; l'Europe - forme et contenu sans vie ; Russie - vie sans contenu ni forme, l'« Empire des catalogues, une collection d'étiquettes » (Custine). La vitalité fluide russe peut remplir tout vase, sans en garder ni le fond ni la forme d'aucun. | | | | |
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| russie | | | L’âme et le cœur russes sont sensibles aux même pulsions qu’en Occident. Mais la raison, dont l’action et les mœurs, subit une influence néfaste d’un Orient barbare (les cultures japonaise, chinoise, indienne n’apportèrent absolument rien à la civilisation russe). Mais le combat civilisationnel se déroule dans la raison, d’où l’âpreté et l’incompréhension du dialogue tendu et méfiant avec l’Occident. | | | | |
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| russie | | | En gros, les civilisations expriment des particularismes nationaux ; tandis que dans la culture jouent plutôt des particularismes individuels. La civilisation russe est misérable, car la masse, dans ses attitudes psychologiques, oublia le passé européen rationnel de leur patrie et préserve surtout l’héritage mongol, où règne l’arbitraire. Les meilleurs porteurs de la culture russe – Pouchkine, Tourgueniev, Nabokov – sont nihilistes, ce qui aurait pu constituer sa gloire, car les nihilistes sont pour l’individu, contre la foule. Mais, les Mongols, représentés par Dostoïevsky : « À cause d’un nihiliste, Pierre le Grand, nous n’avons pas de culture » - « Культуры у нас нет через нигилиста Петра Великого » - sont incapables d’admirer ce qui sort de la tribu. | | | | |
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| russie | | | Deux cruautés, une extérieure et une intérieure, forgèrent le caractère russe – les Mongols et le servage. « Du sang d'esclave coule dans nos veines – le joug du Tatare et du serf est à l’origine de cet héritage venimeux » - Gorky - « В наших жилах течёт рабья кровь - ядовитое наследие татарского и крепостного ига ». | | | | |
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| russie | | | En mathématique, à l’ordinateur, au piano, en tutus - la première jeunesse la plus souriante et la plus douée de la planète ; en politique et en économie – le règne arbitraire et moyenâgeux des crétins tataro-mongols, sombres et incultes. Tel est le contraste le plus saillant, dans la Russie du XXI-e siècle. | | | | |
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| russie | | | Les Espagnols mirent 20 ans, pour se débarrasser définitivement de l’héritage musulman – de l’acceptation de la terreur comme mode de domination. Les Russes gardent, depuis sept siècles l’abject héritage mongol – l’indifférence pour la liberté. « Indifférent à la justice, ce peuple ne reconnaît ni la dignité humaine ni l’homme libre ni la pensée libre »** - Pouchkine - « Народ равнодушный до справедливости, народ, что не признает ни человеческого достоинства, ни свободного человека, ни свободной мысли ». | | | | |
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| russie | | | Deux courants, l’un économique et l’autre politique, décrivent, respectivement, la normalisation et la chute russes. Le premier est une américanisation – progrès de la civilisation (hôtels, restaurants, imprimerie, oligarques) et la banalisation de la culture (primat des journalistes et économistes, platitude littéraire et théâtrale). Le second est une mongolisation – tyrannie, brutalité, violence, arbitraire. | | | | |
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| russie | | | 1812, 1941, 2022 - trois confrontations entre l’Occident et la Russie : la politique (pour dominer), la raciale (pour soumettre), la juridique (pour défaire les envahisseurs) ; coalitions de 10, 30, 75 pays. Avec, à la tête de la Russie : un Européen raffiné, un Asiate sanguinaire, un mafieux véreux. Les résistants russes : aristocrates et cosaques, humiliés et vengeurs, mercenaires et ivrognes. | | | | |
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